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Design

 


Par Ricardo Ohtake


Design est un langage esthétique en relation directe avec l’idée d’industrie et de système que le Brésil a été en mesure de développer à partir des années 50, vingt ans après les premières oeuvres architecturales modernes et quelques années avant l’installation de l’industrie automobile dans le pays.

C’est au Musée d’Art de São Paulo, lors de cours professés par Monsieur P.M. Bardi, que quelques européens ont introduit la notion de rationalisme. Pendant un certain temps, la Faculté d’Architecture et d’Urbanisme de l’Université de São Paulo a été un puissant moteur pour l’avancement du Dessin Industriel et de la Communication Visuelle, au Brésil – jusqu’à ce qu’en 1962, ces disciplines deviennent presque aussi importantes que celles d’Edification et d’Urbanisme. A partir des années 60, les premiers designers de Rio de Janeiro recevaient leur diplôme à l’Ecole Supérieure de Dessin Industriel, première institution exclusivement dédiée à cette discipline.
L’enseignement du Dessin Industriel et de la Communication Visuelle s’est vraiment répandu à partir des années 70, lorsque l’ouverture d’écoles supérieures a été soutenue par les différents gouvernements militaires. Aujourd’hui, il y a dans le pays plus de 40 facultés, pour la plupart assez précaires.

Quelles en sont les raisons ? Le fait est que le pays avait besoin de dessinateurs pour sa production et pour l’implantation industrielle massive dans les années 50 et 60. Mais il faut ajouter que le grand projet national qui concevait la société et la population comme un tout (d’où le besoin d’emplois, d’alimentation, d’éducation, de santé et d’habitation pour tous) s’est effondré en 1964. A cette époque, commence dans le monde le processus de globalisation, revenant au Brésil la fonction de fournisseur de matière première brute. De nos jours, on crée assez peu, on copie beaucoup et on importe abondamment.

Dépendante de ces caractéristiques de l’économie brésilienne, la communication visuelle a un développement extrêmement limité jusqu’aux années 80. La « rationalisation » était le mot d’ordre de son leader Alexandre Wollner ; plus tard, la demande fut « la création » ; aujourd’hui, les grandes agences doivent parler de « vente » (environ deux dizaines sont dotées d’une quinzaine de salariés et au moins deux cabinets d’études sur le marché doivent en compter une cinquantaine). Ces dix dernières années, sont apparus des talents de designers graphiques, dont certains sont déjà très connus comme Rico Lins, João Baptista da Costa Aguiar, Silvia Steinberg, Hugo Kovadloff, Felipe Taborda, Norberto Chamma, Carlos Perrone, Luiz Stein, Francisco Homem de Mello, Marcelo Aflalo, Ricardo Van Steen, Rafic Farah, Milton Cipis, Sylvia Monteiro, Kiko Farkas, Marco Kato, Cecilia Consolo, mais aussi des cabinets d’études grands et puissants tels que Oz Design, PVDI, GAD, Cauduro Martino, Future Brand, MDesign, A10, Brand Group, Mazz Design, Battagliesi, et tous les groupes de design graphique des agences de publicité.

Les brèches qui permettent le développement du design brésilien se trouvent essentiellement dans le dessin d’ameublement. Déjà dans les années 20 et 30, John Graz, artiste plastique dans son essence, qui a appartenu au mouvement moderniste, dessina une quantité indénombrable de meubles, porteur de l’influence art déco, qui encore aujourd’hui sont présentés comme étant uniques de cette époque. Il était parmi les seuls, en vérité, à vibrer de cet instant historique, avec le dessinateur de meubles, versé dans le domaine industriel Joaquim Tenreiro qui, depuis les années 40, avait une fonction importante à Rio de Janeiro. Dans les années 50, c’est Sérgio Rodrigues qui est récompensé par le prix du mobilier lors de la célèbre présentation de Cantu, en Italie, avec l’anthologique « Poltrona Mole » (fauteuil mou), dont le principe est celui du hamac, si utilisé dans le Nordeste et dans le nord du Brésil.
Dans les années 50 toujours, Giancarlo Palanti dessine les meubles de la boutique Ambiente, de Leo Seincman, à São Paulo, et Lina Bo Bardi crée toute une série de chaises d’auditoire au Musée d’Art de São Paulo ainsi que bien d’autres séries, comme la Concha. Lina continue son travail et dans les années 80, elle est l’auteur de tous les projets – allant du programme à développer jusqu’à l’architecture, en passant par les critères de restauration et par le mobilier – du nouvel espace de détente et de culture du SESC, dans le quartier de Pompéia, SP. Dans les environs de São Paulo est installée l’usine de meubles Escriba – qui est peut-être celle qui a le plus de succès dans son genre au Brésil – pour laquelle Karl Heinz Bergmiller n’a pas seulement dessiné les meubles mais aussi organisé la production.

A partir des années 80, débute une production brésilienne de meubles signés par des architectes et des designers qui étaient depuis longtemps considérés comme étant parmi les plus importants au monde, comme Mies van der Rohe, Breuer et Le Corbusier, Bertoia, certains donnèrent lieu à des grandes productions comme Arne Jacobsen et Hille, Herman Miller, et les italiens Mangiarotti, Bellini, Magistretti.

Cependant, le processus mondial s’est porté vers le choix d’un lieu unique de fabrication et d’exportation tous azimuts. En conséquence, une infinité de produits commencèrent à apparaître dans les boutiques européennes ou américaines ; un phénomène encore jamais vu dans le pays : de petites boutiques des quartiers paulistins, vendaient des pièces italiennes, françaises, allemandes, américaines.

Pendant cette période et surtout à partir des années 90, commença une très brusque offensive brésilienne qui présentait des meubles et des objets fabriqués dans de petites usines. Il s’agissait presque d’ateliers, pratiquement de l’artisanat - certains espéraient avoir la chance d’être absorbés par la grande industrie – ils étaient dotés de solutions très brésiliennes parfois, « pauvres » bien souvent, utilisant des matériaux traditionnels avec ingéniosité et art, pour certains sculptés ou même d’autres fonctionnant au poids, mais en général inventifs. Les auteurs de cette première génération sont : Carlos Motta, Marcelo Ferraz, Marcelo Suzuki/Francisco Fanucci, Reno Bonzon, Maurício Azeredo, Oswaldo Mellone, Pedro Luiz Pereira de Souza, Pedro Useche, ou des boutiques comme Zona D, Ethel, Benedixt, ou les lignes de produits meublés partant de l’architecture comme chez Ruy Ohtake.
Ces dernières années, une nouvelle génération s’est orientée vers différentes tendances, et nous allons demander la permission à Ethel Leon, commissaire de l’exposition « Singular e Plural…quase… últimos 50 anos de design brasileiro » (Singulier et Pluriel…presque…50 dernières années de design brésilien), de reproduire un extrait de son texte écrit pour l’ouverture de l’Institut Tomie Ohtake à São Paulo, en novembre 2001 :

"Ces derniers temps, un dialogue s’est établi entre les designers et les arts plastiques pour transformer l’acte de projeter en une opération. Il se peut que cette recherche soit la réponse à une incapacité de nombreux secteurs de l’industrie à comprendre et à assumer des investissements dans le secteur du design. Partant d’ingénieuses compositions d’objets industrialisés, certains de ces designers-entrepreneurs projètent de les utiliser comme des matières premières ou ready-made et de les refaire dans des usines spécialisées, répondant à une forme de fabrication adoptée par les grandes industries et nommée horizontalisation. Telle est la production de Fernando et Humberto Campana, de Valter Bahcivanji et de Isa de Paula Santos. D’autres proposent des solutions qui dépassent les lacunes d’investissement à une plus grande échelle, évitant ainsi ce que la production en petite série ne permet pas de faire – des soudes parfaites, par exemple.
Et c’est cette génération qui est à l’origine des produits brésiliens fabriqués par les industries européennes. La plus grande reconnaissance va aux frères Campana qui, très souvent, travaillent avec des déchets industriels, créant un véritable « style brésilien », tout comme d’autres designers le font tels que Guto da Costa, Freddy Van Camp, André Cruz, Gerson de Oliveira, Luciano Martins, Jacqueline Terpins, Camila Fix, Angela Carvalho, Alex Neumeister. Dans ces premières années du XXIè siècle très différentes de la fin du siècle qui vient de se terminer, ils établissent une situation qui initie enfin une nouvelle caractérisation du design industriel au Brésil. "

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Pionniers


Designers graphiques


Designers industriels


Designers de meubles


Designers d'intérieur


Professeurs

 


 


Alexandre Wollner

Par Adélia Borges


Alexandre Wollner (1928) est le designer graphique actif le plus âgé de notre pays : il exerce son activité depuis 1951 quand il a intégré le cours de Communication Visuelle de l’Institut d’Art Contemporain du Masp. En 1954, suite à l’invitation du recteur Max Bill qui était en fonction à l’époque et sur la référence de Geraldo de Barros, il est allé compléter sa formation à l’Ecole Supérieure de la Forme à Ulm, en Allemagne. De 1955 à 1958, en stage auprès d’Otl Aicher à Ulm, il a participé à l’implantation des projets de Braun, Lufthansa et Herman Miller. De retour à São Paulo, il a ouvert en 1958, le Forminform, la première agence de design, pionnière en la matière, avec Geraldo de Barros et Rubem Martins. Depuis 1962, il collabore avec Dicv Designo et il est consultant à la SAO depuis 1980, la division design de l’agence de publicité DPZ.
Wollner est l’auteur d’un grand nombre de projets pour d’importantes entreprises brésiliennes (photo), de tous types dans le cadre de ce qu’il appelle le “design virtuel”, comprenant des systèmes de signalisation, du design éditorial, des lignes d’emballage et des affiches. Sa spécialité, cependant, ce sont les programmes d’identité visuelle qu’il réalise avec beaucoup de rigueur et de méthodologie et qui sont de précieux manuels techniques.
Il est aussi très actif au niveau des recherches en typographie, art concret et création graphique. Il a participé à la création de la ESDI, dont il fut le premier responsable et coordinateur du Département de Communication Visuelle. De 1969 à 1970, il fut consultant pour la Mairie de São Paulo. Il a présidé à l’Association Brésilienne de Dessin Industriel (ABDI) sous deux administrations : 1970-72 et 1973-74.
Parmi de nombreux autres, il a reçu les prix suivants : en 1953, Jeune Peintre Révélation, Prix Flávio de Carvalho, II Biennale Internationale de São Paulo ; en 1954, concours international pour affiche du I Festival International du Cinéma du IV Centenaire de São Paulo ; en 1955 et en 1957, concours international pour affiche de la Biennale Internationale de São Paulo, et en 1962, concours national du nouveau symbole de la Varig.

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Carlos Motta

par Adélia Borges

Carlos Motta est une étoile de première grandeur pour le design national qui a de nombreuses fois été primé. « Je fais des projets de mobilier brésilien actuel, très honnête, sans avoir la prétention d’être à l’avant-garde », ainsi se définit-il. L’honnêteté est présente dans la qualité de l’élaboration des modèles qu’il réalise et qui sont conçus pour durer, il utilise principalement des bois massifs comme le bois de cacahuète, l’acajou, le cèdre et le balsamier. Il y a aussi dans la qualité de son dessin un mélange d’influences brésiliennes, scandinaves et nord-américaines (et plus particulièrement des adeptes de la secte Shaker), toutes tournées vers la simplicité. Architecte de formation, dans son travail Carlos Motta garantit des caractéristiques d’atelier, toujours prêt à répondre à la demande de ses clients pour la réalisation de projets en bois. Il a déjà fabriqué de nombreux produits tels que des lits, des tables, des dessertes, des bureaux, des armoires, des objets et surtout des chaises – sa passion – dont il a déjà dessiné plus d’une vingtaine de modèles différents.
Conçue en 1982, la chaise São Paulo (photo) est un exemple significatif de son travail, elle a obtenu la première place au 2° Prix du Musée de la Maison Brésilienne. Elle est à l’origine d’une technique constructive qui aujourd’hui s’applique à une ligne complète de mobilier, produit en série à un niveau semi-industriel. A São Paulo, il s’agit déjà d’un modèle classique, qui en souffre d’ailleurs, puisque c’est l’un des modèles les plus copiés dans tout le pays.
Insensible au concept d’avant-garde, Motta, qui évolue dans son art à sa façon, fait de beaux meubles à voir, confortables à l’usage.

 

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Carlos Perrone


par Adélia Borges


Carlos Perrone (1948) a obtenu son diplôme d’architecte en 1972 à l’Université Mackenzie. Il a suivi un cours de post-graduation en dessin industriel à la FAU-USP. Dans le cadre de ses activités professionnelles, c’est surtout dans le domaine culturel et éducatif qu’il a su allier ses connaissances, en développant des projets de signalétique d’édifices, de communication visuelle et de dessins graphiques de produits imprimés.
Alors qu’il étudiait le dessin et qu’il était en relation avec l’avant-garde des arts plastiques de la ville où il résidait, il a vécu l’explosion culturelle et politique des années 60. Diplômé pour un projet architectural constructif, il s’est dédié, en tant que professeur, à la didactique du dessin qu’il a enseigné à des étudiants d’architecture de 1976 à 86. Il a créé son premier studio d’arts graphiques et de communication visuelle, Graaf, à l’âge de 30 ans. Dans son second studio, Design e Gráfica, associé à Iris di Ciommo, il créa et développa une grande variété de produits imprimés.
Le nouveau processus de démocratisation du pays amena les professions libérales à se tourner vers des activités institutionnelles au sein d’organes d’Etat. C’est ainsi qu’il dirigea la Presse Officielle de l’Etat – Imesp (de 1983 à 89), qu’il présida à la Commission d’Etat d’Arts Graphiques (1986), qu’il fut attaché spécial d’arts graphiques au Secrétariat d’Etat à la Culture (de 1990 à 91) sous l’administration de Fernando Morais et directeur du Département des Musées et des Archives (de 1993 à 94) sous l’administration Ricardo Ohtake. C’est dans ces conditions qu’en 1994, il dessina et projeta l’exposition sur le quotidien, l’imaginaire et la politique à São Paulo au tournant du XIX siècle. L’affiche conçue pour cette exposition est un montage photographique d’images avec une jeune paulistaine du début du siècle, la rue Direita et un porteur de café dans le port de Santos.
Depuis 1995, il est directeur de Projets de Seragini Design, où il développe des travaux tournés vers les emballages, l’identité visuelle, le dessin graphique et la communication visuelle des espaces architecturaux.

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Hugo Kovadloff


par Adélia Borges


Hugo Kovadloff (1944) est né à Buenos Aires et il est arrivé au Brésil à l’âge de 13 ans. Il a suivi des études de communication visuelle à l’Université Mackenzie. Il a complété sa formation de différentes manières. Pendant ses années de collège, il a étudié la peinture avec Aldo Bonadei ; en 1966, il a suivi un cours de photographie à la London School of Printing ; il a fréquenté l’Institut d’Art et de Décoration, où il a suivi des cours avec Alexandre Wollner et Ricardo Ohtake, entre autres, dont il fut l’assistant à plusieurs reprises. Il a travaillé dans différents bureaux et en 1973, il a gagné une bourse avec Rugen Fontana pour développer des recherches et participer à un groupe de travail de design à la Mairie de Buenos Aires. De 1979 à 1988, il a dirigé la SAO, division design de la DPZ, l’une des trois agences de propagande les plus importantes de l’hémisphère sud. Il l’a quittée pour créer la D Designers, avec Claudio Novaes et Milton Cipis, qui devint plus tard By Design, où il est resté jusqu’en 1994. Depuis, il est directeur de création de la Flag Design, du groupe Young & Rubican.
Kovadloff a développé des programmes d’identité d’entreprise et de design pour les plus grandes sociétés brésiliennes, comme Bamerindus, BMC, TV Manchete, Suchard, Seagram et Refinações de Milho Brasil. La plupart de ces projets d’une grande complexité ont été réalisés dans le cadre de travaux d’équipes. Parmi les plus connus, on peut citer le programme complet d’identité d’entreprise de la compagnie aérienne Vasp (photo) ; l’identité visuelle de la Banque Itaú, faite entre 1979 et 1982, innovatrice dans ce type de segment ; la marque de cigarettes Hollywood de la société Souza Cruz très populaire et pour laquelle il a travaillé pendant huit ans ; l’actualisation de l’identité visuelle des bicyclettes Monark, mais aussi l’identité visuelle et la signalétique du Parc des Mangabeiras, à Belo Horizonte.
Nombre de ses travaux ont été publiés dans des livres et des revues, parmi lesquelles Graphis Logo, Print, Communication Arts et Linea Grafica. En 1987, il a présenté une exposition à la SAO au Masp, à São Paulo, et à la ESDI, à Rio de Janeiro. Entre autres prix, il a reçu le Lapiz de Plata (crayon d’argent) à la Biennale de Dessin de Buenos Aires en 1985.

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João Baptista da Costa Aguiar


par Adélia Borges


João Baptista da Costa Aguiar (1948) a étudié l’art à la Faap. C’est aux Editions Abril, en 1970 qu’il a entamé sa carrière. De 1976 à 1978, il a été directeur d’art à la revue Vogue. Depuis 1978, il travaille dans son propre bureau où il a réussi à atteindre un objectif convoité par beaucoup qui est celui de développer des projets dans le domaine culturel.
C’est l’un de nos professionnels les plus actifs dans le domaine du design éditorial. Il a déjà créé près de 350 couvertures de livres pour différentes maisons d’édition brésiliennes ; une activité qui lui permet aussi de dévoiler ses talents d’illustrateur. Il domine comme peu le langage des affiches, un milieu très peu divulgué au Brésil et dont il est devenu l’un de ses grands représentants. L’affiche faite en 1990 pour un séminaire sur la violence dans la ville (photo) en est un exemple.
Dans le domaine de l’identité visuelle, il a, somme toute, assez peu fait, mais ce qu’il a conçu a rompu avec les paradigmes en vigueur et est devenu synonyme d’excellence. Deux de ses projets sont très célèbres, l’un fut réalisé pour la Compagnie des Lettres et éditions associées (de 1986 à 1995) et l’autre pour la Mairie de São Paulo, sous l’administration de Luiza Erundina (de 1989 à 1992). Ces deux marques se caractérisent de par le fait qu’il s’agit de systèmes flexibles dotés d’innombrables dédoublements à partir d’un même modèle.
Les projets pour la Mairie et pour la Compagnie des Lettres furent considérés comme étant les meilleurs de la catégorie en identité visuelle à la I et à la II Biennale Brésilienne de Design, en 1990 et en 1992. De plus, João Baptista a obtenu le Prix Classique d’Arts Graphiques en 1990 et en 1991 ; le Prix d’Excellence Graphique Abigraf en 1995 ; et le IV Annuaire du Club de Création de São Paulo, en 1978. Ses affiches appartiennent aux fonds de la Bibliothèque du Congrès, à Washington, aux Etats-Unis et The Merril C. Berman Collection, à New York.
Certains de ses projets ont été publiés dans Novum Gebrauchsgraphik, Munich, 1991, et dans Who's Who in Graphic Design, Zurich, 1995. Pour célébrer ses 25 ans de profession, João Baptista a lancé en 1995 un portfolio avec une sélection de ses oeuvres.

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Joaquim Tenreiro

Par Adélia Borges

Joaquim Tenreiro (1906-1992) fut le “père” du mobilier moderne au Brésil. Il est né au Portugal dans une famille traditionnelle de menuisiers. Passé maître dans son art à travailler le bois artisanalement, il débute ses activités à Rio de Janeiro dans les années 20 et crée des meubles de style. De bonne heure, il critique le provincialisme de la société colonisée qui ne voit de valeur que dans ce qui vient de l’étranger et qui nie sa propre époque. Tenreiro proposa un langage contemporain et défendit la thèse selon laquelle les meubles brésiliens devaient apparenter la légèreté. « Une légèreté qui n’aurait rien à voir avec le poids en soi, mais avec la grâce, la fonctionnalité dans l’espace ». Cette orientation a fait écho chez les architectes adeptes du modernisme qui souhaitaient des intérieures libérés d’excès de décoration. Tenreiro trouva en Oscar Niemeyer son grand client, il dessina les meubles pour les maisons que celui-ci projetait et rompait totalement avec le virtuosisme des styles. Il développa un langage adapté aux couleurs tropicales du pays, tout en utilisant abondamment l’osier (à l’inverse des velours qui dominaient jusqu’alors) et les bois brésiliens.
Le meuble moderne, à son avis, devrait être basé sur l’honnêteté des intentions, dans l’élimination du superflu, dans l’ajustement des fonctions et dans la netteté plastique. Ce sont des principes qui sont toujours très actuels, tout comme l’élégance sobre de son trait que l’on peut voir avec la Chaise à Bascule (photo), conçue en 1947 et qui depuis 1992 a été à nouveau reproduite par Probjeto, devenant l’unique meuble de Tenreiro aujourd’hui disponible à l’achat. L’assise et le dossier de la Chaise à Bascule sont en cuir et la structure en ivoire naturelle ou en ébène.

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John Graz

Par Adélia Borges


A son arrivée au Brésil, le suisse John Graz (1891-1980) a participé activement à la « Semaine de 22 ». Il se dédia plus particulièrement aux arts plastiques et à l’ambiance des intérieurs. Il introduisit au Brésil, dès les années 20, des concepts tout à fait innovateurs en matière de design qui sont restés contemporains. Adepte du design total, lorsqu’il projetait un intérieur, Graz créait aussi une grande partie des éléments qui le constituaient, comme les meubles, les luminaires, les sols, les revêtements, les panneaux, les cadres, les vitraux, parfois les jardins, en arrivant même à des détails comme les poignées de portes.
Sa production était abondante et plurielle mais presque toujours dans un langage art déco. Pour la création de ce fauteuil (photo) la Maison Teperman s’est basée sur une esquisse laissée par l’auteur. Il n’y avait aucune indication de matériaux mais, dans sa réinterprétation actualisée, Délia Beru, de chez Teperman, a opté pour de l’aluminium poli pour les pieds avant et du bois (ivoire, ébène) pour les pieds arrière. Le dessus du siège pouvant être adapté avec différents types de revêtement.
En août 1996, le Musée d’Art de São Paulo Assis Chateubriand (Masp) a rendu hommage à l’artiste et au designer lors d’une brillante exposition.

A son arrivée au Brésil, le suisse John Graz (1891-1980) a participé activement à la « Semaine de 22 ». Il se dédia plus particulièrement aux arts plastiques et à l’ambiance des intérieurs. Il introduisit au Brésil, dès les années 20, des concepts tout à fait innovateurs en matière de design qui sont restés contemporains. Adepte du design total, lorsqu’il projetait un intérieur, Graz créait aussi une grande partie des éléments qui le constituaient, comme les meubles, les luminaires, les sols, les revêtements, les panneaux, les cadres, les vitraux, parfois les jardins, en arrivant même à des détails comme les poignées de portes. Sa production était abondante et plurielle mais presque toujours dans un langage art déco. Pour la création de ce fauteuil (photo) la Maison Teperman s’est basée sur une esquisse laissée par l’auteur. Il n’y avait aucune indication de matériaux mais, dans sa réinterprétation actualisée, Délia Beru, de chez Teperman, a opté pour de l’aluminium poli pour les pieds avant et du bois (ivoire, ébène) pour les pieds arrière. Le dessus du siège pouvant être adapté avec différents types de revêtement. En août 1996, le Musée d’Art de São Paulo Assis Chateubriand (Masp) a rendu hommage à l’artiste et au designer lors d’une brillante exposition.

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Karl Heinz Bergmiller

Par Adélia Borges


Karl Heinz Bergmiller (1928) est l’un des maîtres à penser du rationalisme en design industriel brésilien. Il est né en Allemagne et il a étudié le design à Hochschule für Gestaltung, à l’Ecole Supérieure de la Forme à Ulm. Stimulé par les informations sur le Brésil qu’il tenait de ses collègues Alexandre et Almir Mavigner ainsi que du professeur Max Bill, premier directeur de l’Ecole d’Ulm, dans l’atelier duquel il a travaillé, il obtint une bourse d’études et s’installa à São Paulo, en 1959. « Il se sentit attiré par la perspective d’un pays neuf où l’on osait suggérer la construction d’une nouvelle capitale et où on se proposait d’initier un processus d’industrialisation accélérée », dit de lui son ami Pedro Luiz Pereira de Souza. Son travail s’orienta vers trois directions : éducation, recherche et projets pour l’industrie.
Pour l’éducation, il collabora activement à la création de l’Ecole Supérieure de Dessin Industriel (ESDI), à Rio de Janeiro, qu’il considéra fondamentale pour faire en sorte que le design ne soit “plus vu comme une simple activité intuitive, mais comme le résultat d’un travail de planification méthodique ».
Au niveau de la recherche, il créa en 1968, l’Institut de Dessin Industriel du Musée d’Art Moderne (IDI-MAM), un centre d’informations, de recherche, de conseil et de divulgation du design. L’IDI a été l’organe exécutif d’un événement intitulé Dessin Industriel – Biennale Internationale de Rio de Janeiro où furent réalisées trois Biennales, en 1968, 1970 et 1972, avec la participation de représentants de nombreux pays. L’IDI a aussi mis en œuvre des expositions didactiques comme Image d’Entreprise et le Couvert Contemporain, et fit une recherche élargie sur le mobilier scolaire brésilien, dans le cadre d’un projet développé par le Ministère de l’Education.
Pour ce qui est des projets pour l’industrie, il a initialement travaillé au Forminform, à São Paulo, cabinet d’études fondé par Alexandre Wollner, Geraldo de Barros et Rubem Martins, où il répondait à la demande d’entreprises comme la D.F. Vasconcelos, Gelomatic et Ambiente. En 1967, débuta sa collaboration avec Escriba, une usine de meubles de bureau dans laquelle il implanta le design comme une activité permanente et continue, et où il travaille d’ailleurs toujours. Sur la photo, il s’agit du Programme EA4, de 1996, design de Bergmiller et de José Roberto Calejo.

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Luiz Stein

par Ricardo Ohtake


Il est né en 1956, à Rio de Janeiro, où il vit actuellement. Il a toujours été lié à la musique, il a ainsi réalisé des travaux pluridisciplinaires de projets qui vont du dessin graphique de disques et d’affiches - domaine dans lequel il s’est fixé - à la réalisation de vidéos et de clips, et à la conception de scénarios et de costumes de spectacles, comme avec le travail réalisé pour le groupe Blitz qui a duré cinq ans, ou l’œuvre complète qu’il réalise pour Fernanda Abreu.
C’est l’un des pionniers du graphique pop, une étape importante des années 80 au Brésil, montrant un chemin différent de ceux qui venaient du rationalisme, porteurs d’un message direct, fait de copier/coller, de couleurs artificielles, exposant un monde exagéré de l’idolâtrie de communication des masses.
La diversité de son travail l’amena récemment à faire des scénarios, des costumes et à assumer la direction artistique de deux long-métrages et du projet des méga-expositions de Football et 100 Ans de Cinéma, au Musée d’Art Moderne de Rio de Janeiro. Aujourd’hui, il a plusieurs collaborateurs dans son studio, mais il a toujours voulu réaliser et accompagner les projets qui se développaient au fur et à mesure de leur exécution. On peut dire de lui que ce n’est pas un designer orthodoxe, mais qu’il fait partie de ceux qui travaillent, non seulement sur le projet, mais s’y impliquent complètement, d’où la diversité et le caractère artisanal de ce créateur.

Il est né en 1956, à Rio de Janeiro, où il vit actuellement. Il a toujours été lié à la musique, il a ainsi réalisé des travaux pluridisciplinaires de projets qui vont du dessin graphique de disques et d’affiches - domaine dans lequel il s’est fixé - à la réalisation de vidéos et de clips, et à la conception de scénarios et de costumes de spectacles, comme avec le travail réalisé pour le groupe Blitz qui a duré cinq ans, ou l’œuvre complète qu’il réalise pour Fernanda Abreu. C’est l’un des pionniers du graphique pop, une étape importante des années 80 au Brésil, montrant un chemin différent de ceux qui venaient du rationalisme, porteurs d’un message direct, fait de copier/coller, de couleurs artificielles, exposant un monde exagéré de l’idolâtrie de communication des masses. La diversité de son travail l’amena récemment à faire des scénarios, des costumes et à assumer la direction artistique de deux long-métrages et du projet des méga-expositions de Football et 100 Ans de Cinéma, au Musée d’Art Moderne de Rio de Janeiro. Aujourd’hui, il a plusieurs collaborateurs dans son studio, mais il a toujours voulu réaliser et accompagner les projets qui se développaient au fur et à mesure de leur exécution. On peut dire de lui que ce n’est pas un designer orthodoxe, mais qu’il fait partie de ceux qui travaillent, non seulement sur le projet, mais s’y impliquent complètement, d’où la diversité et le caractère artisanal de ce créateur.

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Lina Bo Bardi

Par Adélia Borges


A son arrivée au Brésil, l’italienne Lina Bo Bardi (1915-1992) ne put se résigner à utiliser les meubles qui se trouvaient sur le marché, elle décida alors de dessiner le mobilier de ses projets. Pour les produire en série, elle fonda, avec Giancarlo Palanti, le Studio de Arte Palma. « Le point de départ fut la simplicité structurelle, profitant de l’extraordinaire beauté de la texture et de la teinture des bois brésiliens ainsi que de leur degré de résistance et de capacité », dit-elle dans la revue Habitat. Le Studio fonctionna pendant deux ans, de 1948 à 1950. Pour elle, « le meuble aussi à sa moralité et sa raison d’être à sa propre époque. La copie des styles passés, les garnitures, les franges, sont des indices de mentalités incohérentes, hors de la moralité de la vie ».
En guise d’exemples, nous pouvons citer, d’abord, le fauteuil Bowl, de 1951 dont le tracé est simple et innovateur, il a mérité la première page primée de la revue nord-américaine Interiors, en 1953, et il reste encore aujourd’hui très actuel ; ensuite, le mobilier du Masp, tant celui de la rue du 7 de Abril que celui de l’Avenida Paulista (système d’exposition compris) ; mais aussi, les bancs polémiques du théâtre du Sesc Pompéia, à São Paulo.
Lina a fait d’intenses recherches sur la culture populaire brésilienne et trouva en elle son inspiration. Sa chaise Tripé, de 1948, par exemple, est née du hamac, qu’elle considérait comme étant « l’un des instruments de repos les plus adaptés », pour son adhérence parfaite à la forme du corps. Sur la photo, on peut découvrir la chaise Frei Egídio qu’elle projeta avec les architectes Marcelo Ferraz et Marcelo Suzuki, son dessin est un dérivé de la chaise franciscaine du XVe siècle. La construction fut simplifiée et les éléments structurels ont été réduits à trois pièces uniquement. Ainsi, la pièce pèse à peine 4kg, elle est pliante et peut facilement se transporter et se ranger.

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Marcelo Ferraz, Marcelo Suzuki et Francisco Fanucci

par Adélia Borges

Les architectes Francisco Fanucci, Marcelo Ferraz et Marcelo Suzuki créèrent en 1986 la Menuiserie Baraúna qui au départ a fonctionné comme une extension du bureau Brasil Arquitetura qu’ils dirigeaient. Aujourd’hui, la menuiserie est indépendante et elle a adopté des principes très clairs : « Nous cherchons notre inspiration dans la culture populaire brésilienne, sans la folkloriser ou la congeler dans le temps, mais à travers un dialogue universel et particulier, entre le passé et le présent qui résulte en un design contemporain basé sur la simplicité formelle ».
Simplicité constructive, valorisation des bois nationaux et appropriation de solutions populaires dans le langage utilisé sont les principales caractéristiques de leurs travaux. La construction des meubles est toujours explicite, sans trucages, sans dissimulations ou ajouts décoratifs. Les meubles sont en bois massif, on peut citer le balsamier rouge, le bois de cacahuète, l’ipê, le pin du Paraná, le cumaru, le bois ivoire et l’acajou.
Leur souhait de préserver l’identité culturelle du pays, les a amenés à conserver « l’assise brésilienne », dont la tradition vient des indiens, comme le montre cette série de bancs (photo), qui illustre que l’absence de dossier ne signifie pas la perte de confort à l’assise. Le Caipira est une relecture faite par Francisco Fanucci d’un banc trouvé dans la Serra de la Mantiqueira, disponible sous différentes tailles. Le Cachorrinho est la reproduction d’un exemplaire trouvé dans une ferme dans la Vale do Paraíba.
La Baraúna, une entreprise aujourd’hui dirigée par Francisco Fanucci et Marcelo Ferraz, produit aussi des meubles projetés par Lina Bo Bardi avec qui Ferraz et Suzuki ont travaillé. Ces meubles qui ont fait l’objet de nombreux reportages dans des revues spécialisées nationales et internationales, ont été choisis pour la boutique du Musée d’Art de São Paulo (Masp), et sont aussi à l’origine d’une exposition individuelle au Musée de la Maison Brésilienne.

Les architectes Francisco Fanucci, Marcelo Ferraz et Marcelo Suzuki créèrent en 1986 la Menuiserie Baraúna qui au départ a fonctionné comme une extension du bureau Brasil Arquitetura qu’ils dirigeaient. Aujourd’hui, la menuiserie est indépendante et elle a adopté des principes très clairs : « Nous cherchons notre inspiration dans la culture populaire brésilienne, sans la folkloriser ou la congeler dans le temps, mais à travers un dialogue universel et particulier, entre le passé et le présent qui résulte en un design contemporain basé sur la simplicité formelle ». Simplicité constructive, valorisation des bois nationaux et appropriation de solutions populaires dans le langage utilisé sont les principales caractéristiques de leurs travaux. La construction des meubles est toujours explicite, sans trucages, sans dissimulations ou ajouts décoratifs. Les meubles sont en bois massif, on peut citer le balsamier rouge, le bois de cacahuète, l’ipê, le pin du Paraná, le cumaru, le bois ivoire et l’acajou. Leur souhait de préserver l’identité culturelle du pays, les a amenés à conserver « l’assise brésilienne », dont la tradition vient des indiens, comme le montre cette série de bancs (photo), qui illustre que l’absence de dossier ne signifie pas la perte de confort à l’assise. Le Caipira est une relecture faite par Francisco Fanucci d’un banc trouvé dans la Serra de la Mantiqueira, disponible sous différentes tailles. Le Cachorrinho est la reproduction d’un exemplaire trouvé dans une ferme dans la Vale do Paraíba. La Baraúna, une entreprise aujourd’hui dirigée par Francisco Fanucci et Marcelo Ferraz, produit aussi des meubles projetés par Lina Bo Bardi avec qui Ferraz et Suzuki ont travaillé. Ces meubles qui ont fait l’objet de nombreux reportages dans des revues spécialisées nationales et internationales, ont été choisis pour la boutique du Musée d’Art de São Paulo (Masp), et sont aussi à l’origine d’une exposition individuelle au Musée de la Maison Brésilienne.

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Maurício Azeredo

par Adélia Borges

Maurício Azeredo (1948) est synonyme d’excellence dans le scénario du design du mobilier brésilien. Architecte, en 1985, il a échangé une belle carrière académique à la Faculté d’Architecture de l’Université de Brasilia (UnB) pour se dédier exclusivement à l’activité de designer de meubles à Pirenópolis, une petite ville dans l’état de Goiás. Depuis, il a battu tous les records de prix reçus du Musée de la Maison Brésilienne, qui organise le plus célèbre concours de design de mobilier au Brésil et il a reçu en 1992 le Timbre d’Excellence de la II Biennale Brésilienne de Design, lorsque la table Babanlá a été considérée comme étant le meilleur projet en 90-92.
Azeredo produit sur commande des séries limitées de meubles qui se démarquent par la qualité de leur dessin et la sophistication de leur élaboration. Pour ses pièces, l’artiste n’utilise ni clous, ni vis, il ne fait appel qu’à l’emboîtement conçu avec une précision absolue, un système qui lui a permis d’obtenir une patente pour son invention. L’un de ses grands mérites, est d’avoir été le premier designer de meubles à explorer systématiquement l’incroyable diversité des couleurs, des textures et des caractéristiques physiques d’un nombre incalculable de bois brésiliens. Très souvent, il intègre aux meubles, l’utilisation de pierres, comme les granits et différents sables abondants à Goiás.
Au moment où il est à l’apogée et à la maturité de son art, son travail se caractérise par le désir d’incorporer au mobilier, un objet à prédominance fonctionnelle, une dimension plastique, artistique, émotionnelle, des notions qui avaient disparu avec la domination des concepts du rationalisme international. A l’inverse de la globalisation pasteurisée de la culture, sa création s’immerge dans notre identité culturelle, cherchant dans nos origines sa forme d’expression. C’est ainsi, par exemple, qu’il récupère et fait une relecture contemporaine du banc, meuble présent dans notre histoire, du temps des huttes indigènes.

Maurício Azeredo (1948) est synonyme d’excellence dans le scénario du design du mobilier brésilien. Architecte, en 1985, il a échangé une belle carrière académique à la Faculté d’Architecture de l’Université de Brasilia (UnB) pour se dédier exclusivement à l’activité de designer de meubles à Pirenópolis, une petite ville dans l’état de Goiás. Depuis, il a battu tous les records de prix reçus du Musée de la Maison Brésilienne, qui organise le plus célèbre concours de design de mobilier au Brésil et il a reçu en 1992 le Timbre d’Excellence de la II Biennale Brésilienne de Design, lorsque la table Babanlá a été considérée comme étant le meilleur projet en 90-92. Azeredo produit sur commande des séries limitées de meubles qui se démarquent par la qualité de leur dessin et la sophistication de leur élaboration. Pour ses pièces, l’artiste n’utilise ni clous, ni vis, il ne fait appel qu’à l’emboîtement conçu avec une précision absolue, un système qui lui a permis d’obtenir une patente pour son invention. L’un de ses grands mérites, est d’avoir été le premier designer de meubles à explorer systématiquement l’incroyable diversité des couleurs, des textures et des caractéristiques physiques d’un nombre incalculable de bois brésiliens. Très souvent, il intègre aux meubles, l’utilisation de pierres, comme les granits et différents sables abondants à Goiás. Au moment où il est à l’apogée et à la maturité de son art, son travail se caractérise par le désir d’incorporer au mobilier, un objet à prédominance fonctionnelle, une dimension plastique, artistique, émotionnelle, des notions qui avaient disparu avec la domination des concepts du rationalisme international. A l’inverse de la globalisation pasteurisée de la culture, sa création s’immerge dans notre identité culturelle, cherchant dans nos origines sa forme d’expression. C’est ainsi, par exemple, qu’il récupère et fait une relecture contemporaine du banc, meuble présent dans notre histoire, du temps des huttes indigènes.

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Oswaldo Mellone

par Adélia Borges

Oswaldo Mellone (1945) est diplômé de la Faap en Dessin industriel, il a suivi une spécialisation en Marketing à l’Ecole Supérieure de Publicité et Marketing et en Administration de projets à Tokyo. Aujourd’hui, c’est l’un de nos designers industriels les plus actifs et les plus célèbres exerçant son activité dans de nombreux secteurs. Il dirige la MHO Design, depuis 1982.
Mellone condamne le design fait pour une minorité. Il recherche toujours la reproduction en séries. Dans ses projets, le design est un facteur différentiel qui non seulement rend le produit plus attrayant mais aussi intègre l’idée de facilité d’utilisation, d’emploi de matière première avec intelligence, tout en mettant à profit le système de production et répondant à l’équation coût x bénéfice du consommateur final.
Mellone est peut-être le designer de produits brésiliens le plus primé internationalement parlant. En 1990, ses raquettes de tennis de table furent sélectionnées au I International Design Prize of the State of Baden-Württenberg, en Allemagne. En 1992, il a reçu le Gold Award in Furniture à l’International Design Selection, de New York aux Etats-Unis, avec le fauteuil Clipper, pour la Probjeto. Et par deux fois, en 1994 et en 1995, il a reçu le prix de l’Industrial Forum Design, rattaché à la foire d’Hannovre, en Allemagne pour l’entreprise Perto/Digicon. Il a aussi reçu de nombreux prix au niveau national.
Sur la photo, la seconde version de l’imprimante à chèques est plus compacte, plus versatile et plus économique que la première. La diminution importante de ses dimensions a permis une meilleure utilisation de l’espace utile. Le produit est en ABS injecté à haute pression et le clavier est en polycarbonate.

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Pedro Luiz Pereira de Souza

par Ricardo Ohtake

Originaire d’Araraquara à São Paulo, en 1968 Pedro Luiz Pereira de Souza a choisi d’aller vivre à Rio de Janeiro. Il est diplômé en Dessin industriel à l’ESDI, Ecole Supérieure de Dessin Industriel de l’Université de Rio de Janeiro, où il enseigne depuis 1972. Alors qu’il était étudiant, il a travaillé avec le designer Karl Heinz Bergmiller et ce fut le début d’une collaboration qui dure encore à ce jour. De 1972 à 1986, il a intégré l’IDI/MAM, Institut de Dessin Industriel du Musée d’Art Moderne à Rio de Janeiro.
En 1977, il est devenu coordinateur associé de l’IDI/MAM, avec Bergmiller. Pendant cette période, il a participé au développement des recherches et des projets pour le Ministère de l’Industrie et du Commerce et pour le Ministère de l’Education et de la Culture, dont le Manuel pour la planification des emballages et Meubles scolaires, Meubles préscolaires et Meubles pour les écoles en zone rurale dans le Nordeste.
Différentes entreprises privées ont fait appel à son talent pour divers projets de produits et plus particulièrement le secteur mobilier et d’intérieurs. Parmi les entreprises que nous pouvons citer, on peut souligner Brasilpar, Unibanco, Brazil-Warrant et la Compagnie brésilienne de Métallurgie et de Minerais.
En 1980, il fut invité à structurer une nouvelle école de design, la Faculté de Dessin Industriel Silva et Souza dont il fut le directeur de 1981 à 1986. En 1988, il est retourné à l’ESDI où il fut élu directeur, à l’unanimité, fonction qu’il a exercée jusqu’en 1992. Il enseigne toujours à l’ESDI comme professeur de projets de produits. Depuis 25 ans, il réalise des travaux de recherche et de réflexion théorique sur le design et a publié différents travaux et articles, le plus récent est le livre ESDI : Biographie d’une Idée.

Originaire d’Araraquara à São Paulo, en 1968 Pedro Luiz Pereira de Souza a choisi d’aller vivre à Rio de Janeiro. Il est diplômé en Dessin industriel à l’ESDI, Ecole Supérieure de Dessin Industriel de l’Université de Rio de Janeiro, où il enseigne depuis 1972. Alors qu’il était étudiant, il a travaillé avec le designer Karl Heinz Bergmiller et ce fut le début d’une collaboration qui dure encore à ce jour. De 1972 à 1986, il a intégré l’IDI/MAM, Institut de Dessin Industriel du Musée d’Art Moderne à Rio de Janeiro. En 1977, il est devenu coordinateur associé de l’IDI/MAM, avec Bergmiller. Pendant cette période, il a participé au développement des recherches et des projets pour le Ministère de l’Industrie et du Commerce et pour le Ministère de l’Education et de la Culture, dont le Manuel pour la planification des emballages et Meubles scolaires, Meubles préscolaires et Meubles pour les écoles en zone rurale dans le Nordeste. Différentes entreprises privées ont fait appel à son talent pour divers projets de produits et plus particulièrement le secteur mobilier et d’intérieurs. Parmi les entreprises que nous pouvons citer, on peut souligner Brasilpar, Unibanco, Brazil-Warrant et la Compagnie brésilienne de Métallurgie et de Minerais. En 1980, il fut invité à structurer une nouvelle école de design, la Faculté de Dessin Industriel Silva et Souza dont il fut le directeur de 1981 à 1986. En 1988, il est retourné à l’ESDI où il fut élu directeur, à l’unanimité, fonction qu’il a exercée jusqu’en 1992. Il enseigne toujours à l’ESDI comme professeur de projets de produits. Depuis 25 ans, il réalise des travaux de recherche et de réflexion théorique sur le design et a publié différents travaux et articles, le plus récent est le livre ESDI : Biographie d’une Idée.

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Reno Bonzon

par Adélia Borges

Français, Reno Bonzon (1954) est diplômé en Psychologie à l’Université de Paris et en Menuiserie par l’école Boulle. Depuis 1986, il s’est installé à Ubatuba, sur le littoral au sud de São Paulo, où il a sa propre menuiserie et produit une ligne de meubles lamellés-collés à froid, une technique qu’il a introduite au Brésil.
La chaise à bascule Gaivota (photo) est un bon exemple de son travail, il s’agit d’un classique du design brésilien, voire même le produit isolé qui a été le plus souvent primé au Brésil. En 1988, la Gaivota a obtenu le Prix Musée de la Maison Brésilienne et le Prix Movesp et en 1990, elle fut choisie pour représenter la création brésilienne lors de la Biennale brésilienne de Design.
Le jury du Musée de la Maison Brésilienne a souligné notamment le “principe de fabrication précis qui donne au produit sa grande légèreté » ainsi que les « qualités esthétiques combinées au facteur ergonomique ». Lors d’un reportage publié dans le journal Folha de São Paulo, le critique Fernando Lemos fait remarquer : « La chaise à bascule d’aspect nordique est élégante et climatisée. La proportion de l’espace qu’elle occupe et la sinuosité qui l’enveloppe totalement font que, même présentée statiquement sur une photographie, le mouvement de bascule est sans équivoque. Elle révèle une certaine sagesse ».
Bonzon réalise aussi des objets de design à base d’aluminium, de bois et de fer. Il travaille sur différents projets avec Ligia Miguez (1959) qui a suivi une formation de joaillier à l’école Renato Camargo. Le couple a, par exemple, signé la ligne Folha (feuille). Ce sont des couverts de table et des outils de jardinage faits en aluminium qui sont exportés aux Etats-Unis, en Norvège, en France, en Angleterre et au Japon (dans ces trois derniers pays, ils sont commercialisés par un réseau réputé nommé Conran Shop). Cette ligne de produits est en aluminium recyclé qui passe après coup par un processus rudimentaire de moulage au sol.

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Ricardo Othake

Par Adélia Borges

Ricardo Ohtake est diplômé de la Faculté d’Architecture et d’Urbanisme de l’Université de São Paulo. Après avoir travaillé avec des marques, des logotypes, la signalétique et des projets urbains et avoir reçu le prix annuel de l’Institut des Architectes du Brésil, dans les années 70 et au Congrès Brésilien des Architectes, en 1978, il s’est consacré à la coordination éditoriale et au dessin graphique de livres. Parmi les titres qu’il a publié, on peut citer : Le Livre du Fleuve Tietê, Oscar Niemeyer, Biennale Brésil XX Siècle, Nouveaux Horizons : Peinture Murale dans les Villes Brésiliennes, Tomie Ohtake, Instruments Musicaux Brésiliens, Patrimoine Artistique du Jockey Club de São Paulo, Campinas d’Hier et d’Aujourd’hui, Danses Populaires Brésiliennes, Ruy Ohtake et la 22ème et la 23ème Biennale de São Paulo. Il est très curieux de l’idée qui peut exister derrière chaque projet : « Chaque forme a un pourquoi, rien n’est gratuit, la signification est nécessaire », dit-il, allant à l’opposé des designers qui se limitent à la forme pour la forme.
De 1968 à 1983, il a été professeur au Collège Iadê, aux Facultés d’Architecture de São José dos Campos, Guarulhos et Mackenzie et de Communication Visuelle de la Faap. En parallèle à son activité d’artiste graphique et de professeur, il a été très actif en tant que dirigeant culturel, ayant été le premier directeur du Centre Culturel São Paulo, directeur du Musée de l’Image et du Son de São Paulo, où il a créé une collection de design graphique, il a été directeur de la Cinémathèque Brésilienne et finalement, Secrétaire d’Etat à la Culture de São Paulo. Il fut aussi, directeur de la revue Design et Intérieurs, de l’Association Brésilienne de Dessin Industriel et de l’Association des Designers Graphiques.

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Rico Lins

par Adélia Borges

La volonté de croiser les frontières est à la base du travail de Rico Lins. Au point de vue technique, il utilise aussi bien des processus rudimentaires, faits main, que les recours high-tech les plus récents, car ce qui lui importe, c’est de trouver le meilleur moyen pour faire passer son idée. « Il a une façon d’utiliser des choses que nous avons l’habitude d’associer à des contextes très différents, c’est ainsi qu’il y a toujours un effet de surprise », dit Lucy Bartholomay, directrice d’art du Boston Globe Magazine, dans un article de la revue Print.
Cette disposition peut être aussi comprise littéralement parlant. “Carioca” (originaire de Rio), Rico a obtenu son diplôme à l’Ecole Supérieure de Dessin Industriel, ESDI, en 1976. En 1979, il est parti étudier à l’Université de Paris, où il fit des illustrations pour des journaux comme Le Monde et pour des livres d’enfants édités par La Frandole, Hachette et Gallimard. A cette époque, il a aussi réalisé une exposition au Centre George Pompidou intitulée Visages d’Alice. En 1985, il est rentré à Rio, mais une année plus tard, il était à nouveau sur la route et il est parti à Londres étudier le design graphique, l’illustration, la peinture, l’impression, la photographie et l’animation de films au Royal College of Art. Deux ans après, il était à New York, et assumait un poste très convoité : directeur d’art de la CBS Records, l’une des plus grandes industries culturelles nord-américaines. De nature anxieuse, un an plus tard, il a tout remis en cause et a décidé d’assumer une activité de free-lance pour répondre à différentes demandes dans différents domaines. Il vit à São Paulo depuis 1995.
Avec cette désinvolture qui le caractérise, Rico Lins peut passer d’une illustration sur les finances pour Business Week à un CD interactif pour un groupe de musique irlandaise comme Black Fourty Seven. Il répond à la demande de clients nord-américains (à des revues comme Newsweek, Time et The New Yorker, à des journaux comme The Washington Post, The New York Times et The Boston Globe, des maisons d’édition comme Random et Fodor’s, des studios d’enregistrement comme Sony et CBS), à des clients brésiliens (revues, agences de publicité, productions de théâtre, maisons d’éditions, etc.) et à des clients européens (allant de la revue théorique allemande Kultur Revolution à un groupe irlandais de rock). Sur la photo, on peut voir l’affiche de l’exposition qu’il a présentée au Musée d’Art Contemporain de São Paulo avec une sélection de couvertures pour la Kultur Revolution.

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Silvia Steinberg


par Ricardo Ohtake

Silvia Steinberg est designer diplômée en 1971, de la ESDI, Ecole Supérieure de Dessin Industriel, où elle est professeur depuis 1973. Elle a participé aux travaux de l’équipe du IDI/MAM, Institut de Dessin Industriel du Musée d’Art Moderne de Rio de Janeiro (1972-1979). Elle fut membre du Département Editorial de la Funarte (1979-1981) et du Programme National des Musées (1984-1986).
Elle concentre essentiellement son activité au domaine éditorial, à la création de projets et à l’enseignement. Elle a toujours été free-lance et depuis 1991, en partenariat avec le designer Marcellus Schnell, elle réalise des projets pour les milieux académiques et culturels et plus particulièrement pour le théâtre, la musique et les arts plastiques.
Parmi ses travaux, le plus important est celui qui est dédié aux collections Gilberto Chateaubriand, en deux volumes qui fait l’inventaire de l’oeuvre brésilienne à partir du modernisme, et dont le texte est de Roberto Pontual. Il est à noter que les projets réalisés pour les volumes de présentation, les expositions de recherche et le projet du Manuel pour la planification des emballages et meuble scolaire, présentent, dans une apparente simplicité, des solutions riches constituant une grande ingéniosité.

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Sérgio Rodrigues

Par Adélia Borges

Architecte, Sérgio Rodrigues (1927) est devenu un grand designer de meubles au point que l’encyclopédie Delta Larousse le présente sous le commentaire suivant “ Sérgio Rodrigues, le créateur du meuble brésilien ». Le fait est qu’il a rompu avec nombre de paradigmes et s’est distingué par son langage très personnel qui faisait de sa recherche de l’identité brésilienne son principal objectif.
Il a fondé en 1955, l’industrie Oca, nom qui défini une véritable intention : reprendre l’esprit de simplicité de l’habitation indigène, pour intégrer le passé et le présent dans la culture matérielle brésilienne. La Oca a été créée comme un studio d’architecture d’intérieurs, ambiance, scénographie et composantes de décoration liées à une galerie d’art et à l’exposition de mobilier qui portent sa signature. Il s’est retiré en 1968 et depuis il travaille au développement de lignes de meubles pour la production industrielle, sur des projets d’architecture et d’ambiance d’hôtels, de résidences et de bureaux, ainsi que de systèmes de maisons préfabriquées.
L’un de ses produits les plus célèbres est la Poltrona Mole (fauteuil mou) (photo), de 1957, qui reçut le premier prix du Concours International du Meuble à Cantu, en Italie, en 1961. Dès lors produite par l’usine Isa, de Bergamo, en Italie, elle a été exportée dans différents pays. Robuste et extrêmement confortable, la Mole est composée d’une structure rigide en bois massif poli et ciré, elle reprend la technique constructive traditionnelle, avec des chevilles. Des fixations en cuir, indépendantes, sont disposées de telle sorte que des boutons polis permettent de réguler la distance, adaptant ainsi le « panier » aux conditions anatomiques de l’utilisateur.
Rodrigues a réalisé une infinité de projets mobiliers très spéciaux, entre autres pour l’Ambassade du Brésil à Rome, pour l’Université de Brasilia, pour le Palais des Arcs, pour le Théâtre National de Brasilia ou pour le siège de la maison d’édition Bloch. Parmi de nombreuses expositions, il a participé à la Mostra Conbegno Brasile 93, à La Costruzione de una Identità Culturale, à Brescia, en Italie, avec Lúcio Costa et Zanine Caldas ; à la Biennale d’Architecture de São Paulo ; mais aussi à Tradition et Rupture. Il reçut le prix Lapiz de Plata (crayon d’argent) de la Biennale d’Architecture de Buenos Aires pour l’ensemble de son oeuvre.

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