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Bande Dessinée

Par Álvaro de Moya, journaliste, professeur et illustrateur

 

 

 


 

Présentation

(…) Le pionnier de la bande dessinée au Brésil fut l'italien expatrié Ângelo Agostini qui publiait des histoires illustrées depuis 1867. C’est lui qui, en 1905, a personnalisé la couverture de la revue infantile Tico Tico, première publication à succès du genre. La plupart des dessins de la revue s’inspiraient de publications étrangères, néanmoins, elle a révélé de grands artistes nationaux, comme J.Carlos.

Dans les années 60, le Tico Tico a été pris de vitesse par les comic books fascicules bon marché importés des États-Unis qui présentaient les exploits de super-héros et qui étaient publiés au Brésil depuis 1934. Les premiers personnages en bandes dessinées sont apparus avec le Supplément Juvénile d'Adolphe Aizen, il est à l’origine de ce type de parution sous format tabloïde coloré distribué le dimanche. En 1945, Aizen a quitté le Supplément Juvénile et a fondé la Maison d'édition Brasil-América (Ebal).

C’est dans les années 30 qu’est sorti le Globo Juvénile à l’initiative du journaliste Roberto Marinho, ex-président des Organisations Globo qui réussit à transférer des États-Unis au Brésil, les héros du King Features Syndicate. Parmi leurs nombreuses publications, la revue Gibi - mot qui est devenu synonyme de bédé – est celle qui eut la plus grande répercussion à la fin de cette décennie.

À São Paulo, publiée par le journal La Gazette, La Gazetinha qui passa par trois phases distinctes jusqu'aux années 60, eut aussi beaucoup de succès dans le domaine. Avec Pato Donald, de Disney, Victor Civita a inauguré en 1950, son empire : la Maison d'Edition Abril, grâce à laquelle il a lancé un peu plus tard les revues Mickey et Zé Carioca, cette dernière entièrement produite par des artistes brésiliens.

Jayme Cortez, illustrateur portugais émigré au Brésil, a inspiré des générations d'artistes locaux. Le 18 juin 1951, pionnier en la matière, il a réalisé la Première Exposition Internationale de BD. A cette période, dans le quartier du Mooca à São Paulo, commençaient à apparaître des petites maisons d’édition nées d’imprimeries environnantes. L’une des premières fut la Maison d'édition La Selva, avec sa revue La Terreur Noire – catégorie horreur, dont la production avait été bannie aux États-Unis suite à une campagne contre ce type de publication, mais qui a poussé des éditeurs brésiliens à stimuler les artistes locaux pour répondre à la demande croissante du public pour ce genre de parutions.

Miguel Penteado, l’un des producteurs de l'exposition, a créé la maison d'édition Outubro (puis les éditions Continental), qui ne publiait que des travaux d'artistes nationaux. A cette époque-là, est apparue Bidu qui est la première revue de Maurício de Sousa. Maurício a débuté comme cartooniste en 1959, au journal Folha de S. Paulo où étaient publiés ses dessins humoristiques qui étaient distribués dans tout le Brésil, s’utilisant du système syndicate des Américains ; il est aujourd'hui, en tête des ventes pour ce créneau.

Petit à petit, différents périodiques ont inséré des pages avec des dessins humoristiques étrangers, parfois aussi nationaux. Comme ce fut le cas avec le Globo, de Rio de Janeiro, et le Diário da Noite, de São Paulo, appartenant à Assis Chateaubriand qui avait créé un véritable empire dans le domaine des communications. A la tête d’un réseau de radiodiffusion, propriétaire des Diários Associados (Quotidiens Associés) et pionnier de la télévision au Brésil (il a inauguré la TV Tupi en 1950, à São Paulo), Chateaubriand a lancé la revue O Guri. Dans les années 60, sa maison d'édition a rendu hommage à Ziraldo, en publiant la revue mensuelle Pererê.

À cette époque, alors que les Européens « découvraient » les comics avec des livres, des expositions (jusqu'au Louvre même) et des revues, le Brésil inaugurait une nouvelle phase dans l'histoire de la bande dessinée : Sérgio Augusto a été à l’initiative d’une rubrique quotidienne sur les bandes dessinées dans le Jornal do Brasil, de Rio de Janeiro ; alors qu’à la même époque le professeur Francisco Araújo organisait à Brasília le premier cours sur les comics réalisé dans le cadre universitaire.

Les crises successives au niveau économique et politique au Brésil touchèrent directement ce type de marché. Les hauts et les bas soufferts par les maisons d’édition et les journaux démotivaient les artistes à poursuivre leur activité dans le domaine de la bande dessinée. La dictature militaire imposée en 1964, qui institua la censure, portera fortement préjudice à la presse. Des étudiants révoltés de l'Université de São Paulo, ont lancé la revue le Ballon, en 1973, qui révéla Laerte, Angeli, les frères Paulo et Chico Caruso, Luís Gê et bien d’autres encore. Il s’agissait là d’une oeuvre influencée par l’underground nord-américain, notamment par R. Crumb. La répercussion de cette « udigrudi » - le terme désignait le mouvement des BD alternatives brésiliennes, du domaine de la contre-culture, dans les années 70 - a marqué l’apparition dans tout le pays de revues fanzines avec de nouveaux artistes surgissant du Nord au Sud. Henfil a été l’un des chefs de file de ces nouvelles tendances, se distinguant tout particulièrement avec cartun.

Des petites maisons d’édition essayèrent alors de publier des revues avec uniquement des travaux d'artistes nationaux. Laerte, Angeli et Glauco créent Los 3 Amigos, résultat de bandes dessinées et de parutions indépendantes. Les différentes crises du papier limitant l'espace réservé aux artistes nationaux, s’ajoutant à des problèmes politiques ont restreint le marché pris d’assaut par les super-héros made in USA. De jeunes artistes brésiliens ont ainsi proposé leurs travaux au marché européen et, le plus souvent, aux États-Unis « exportant » par conséquent leurs illustrations.

Un autre courant novateur représenté par des créateurs tels que Miguel Paiva, Edgar Vasques, Maringoni, Luís Fernando Veríssimo, Lor, Cláudia Lévay, Gonsales et Ota, explorèrent de nouvelles tendances.

Ces dernières années ont vu augmenter le nombre d'éditeurs indépendants : Conrad, Brainstore, Opera Graphica, Escala, Hamasaki, Meriberica, Mercado Editorial, Comix, Pandora, Via Lettera, Xanadu et bien d’autres encore.

Il semblerait y avoir deux raisons à cela. L’une étant le repli enregistré des grandes maisons d’édition telles que Abril ou Globo qui par exemple n’édite que Mauricio de Sousa. Et l'autre étant, l'invasion du genre manga, adaptations de dessins animés télévisés diffusés dans le monde entier.

Néanmoins, la diversification des petits éditeurs devrait stimuler les artistes brésiliens à lancer de nouveaux titres.

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Cartoon et Charges


La Capainha et le Cujo (1837) de Manuel Araújo Porto-Alegre, est considérée comme étant la charge de référence au niveau national. Au Brésil, le cartoon (satire des usages) et la charge (critique politique) se confondent. Les artistes brésiliens passent tout aussi facilement de l’un à l’autre. Au XIX siècle, sont apparues les revues humoristiques avec des caricatures. L’Italo-brésilien Ângelo Agostini et le Portugais Raphael Bordallo Sapin (1847-1905), sont ceux qui ont introduit la satire en images dans notre pays. Originaire de São Paulo, Voltolino et, surtout Belmonte (créateur de Juca Pato), se sont distingués comme étant les héritiers de la charge française.

J. Carlos a été le plus grand artiste brésilien dans ce domaine, non seulement pour ses charges politiques, mais aussi comme portraitiste de la vie de Rio de Janeiro, avec ses personnages Almofadinha et Melindrosa. Après Chiquinho, dans la publication Tico Tico, le personnage qui a conquis le pays s’appelait O Amigo da Onça, de Péricles, un cartoon (panel en anglais) hebdomadaire qui occupait une page dans la revue O Cruzeiro, d'Assis Chateaubriand. Si Borjalo a influencé plusieurs générations, Ziraldo est l’un des grands noms qui ont marqué cette activité artistique. Quant à Henfil, il s'est distingué par l'opposition qu’il a menée contre la dictature militaire des années 60 et 70. L'hebdomadaire Pasquim, avec Paulo Francis, Fortune, Millôr Fernandes, Jaguar et bien d’autres encore ont mené ce mouvement qui a enthousiasmé les jeunes. À São Paulo, Laerte, Jal, Lor, les frères Paulo et Chico Caruso, Hilde, Glauco, Maringoni, Spacca, Angeli, Négreros, dans les journaux, dans les revues, dans les syndicats, ont tous utilisé l'humeur pour rendre le monde moins risible.

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Auteurs et illustrateurs 

(...)

Ângelo Agostini

(1843-1910)


Dessinateur italien, né à Vercelli, dans le Piémont, il a passé son enfance et son adolescence à Paris. Il est arrivé à São Paulo à l’âge de 16 ans, alors qu’il accompagnait sa mère, une chanteuse lyrique en tournée au Brésil. En 1864, c’est dans la revue le Diable Boiteux que ses premiers dessins ont été publiés. Trois ans plus tard, il réalisait ses premières histoires illustrées. Après avoir déménagé à Rio de Janeiro, il a été engagé comme dessinateur par les revues Vida Fluminense et O Mosquito. Puis il a fondé sa propre publication – la Revue Illustrée - où, le 30 janvier 1869, il a lancé les Aventures de Zé Caipora.

En 1888, il obtint la citoyenneté brésilienne. Ângelo, qui était marié et avait deux enfants, est tombé amoureux de l’une de ses élèves, Abigail qui est tombée enceinte. A l'époque, ce fut un véritable scandale, tout particulièrement parce qu'il critiquait beaucoup les hommes politiques et l'Église dans ses BD. Il a dû vendre sa revue et partir pour la France où est née Angelina, sa fille. De retour au Brésil, il a travaillé pour la revue Dom Quixote et pour la maison d'édition O Malho où il a collaboré avec O Tico-Tico. Il a aussi à nouveau publié Zé Caipora allant jusqu'au numéro 75, lorsque le 15 décembre 1906 ses histoires illustrées ont finalement disparu pour toujours.


Henfil

(1944-1988)

Henfil est le pseudonyme de Henrique de Souza Filho. C’est à la revue Alterosa qu’il a débuté, puis il a travaillé pour le Diário de Minas. Ensuite, il a déménagé à São Paulo, qu’il appelait sarcastiquement le « sud merveille ». De son coup de crayon caractéristique sont nés de nombreux personnages comme : Zeferino, Bode Orellana, les Fradins, Orelhão, Urubu, Pó de Arroz, Bacalhau, Ubaldo o Paranóico. Mais, la Graúna a été son plus grand succès. Grâce aux différents médias, il a exploité de nouveaux supports en écrivant pour le théâtre par exemple ou à la télévision où il a produit différents programmes, puis il a réalisé un film et il s’est aussi mis à écrire des livres. Il a bien essayé de travailler aux États-Unis, mais son style agressif n'était guère apprécié, son travail étant plus tourné vers les revues underground que vers les lecteurs de journaux des familles américaines conservatrices.

De retour au Brésil, il écrivit un nouveau livre. Hémophile, il a été victime de l'incompétence des diverses administrations gouvernementales en place qui ont mené la santé publique au chaos : lors d’une transfusion sanguine, dans un hôpital public, il a contracté le virus du sida dont il est décédé alors que sa production était à son apogée, et qu’il avait finalement fait sa place dans les principaux journaux du pays à la fin de la dictature qu’il avait tant combattue. Son oeuvre complète est republiée par la Geração Editorial.

J. Carlos
(1884-1950)

Cartooniste et illustrateur, J. Carlos est né à Rio de Janeiro. Grâce à son talent, il a su faire un portrait très personnel de la vie de Rio de Janeiro. Il a collaboré à différentes revues, comme Avenida, O Malho et Para Todos. En 1908, il a travaillé pour la revue Careta. Puis il a dirigé différentes publications Ilustração Brasileira, Leitura Para Todos, O Malho et Para Todos. En 1935, il est revenu à Careta où il est resté jusqu'à son décès en 1950. Il a créé des personnages typiques de Rio de Janeiro, comme Almofadinha et Melindrosa. A travers ses dessins, il a décrit le Carnaval, les plages, la mode, les goûts et les habitudes, un tendre portrait de cette époque. Il a aussi dessiné des couvertures et des personnages pour la revue infantile Tico Tico, comme Lamparina, Juquinha et bien d’autres encore. Il a collaboré avec Walt Disney lors de sa visite au Brésil, pendant la Seconde Guerre mondiale, en dessinant un perroquet comme personnage typiquement brésilien. Il a même réalisé une bande dessinée avec ce perroquet tout en préparant ses bagages pour partir à Hollywood où J. Carlos avait été invité à travailler avec le créateur de Mickey. Mais il a renoncé à ce voyage et il est resté au Brésil. Joe Carioca créé par l'équipe de Disney fut produit au Brésil sous le nom de Zé Carioca.

Jayme Cortez
(1926-1987)

Dessinateur portugais naturalisé brésilien, Jayme Cortez a initié sa carrière comme disciple de E.T. Coelho, à la revue le Mosquito, à Lisbonne, où il a produit diverses petites histoires, comme Os Dois Amigos. Il est arrivé au Brésil en 1947 et il a fait des planches telles que Caça aos Tubarões et le Guarany pour le journal Diário da Noite, de São Paulo. Il s'est marié avec une brésilienne Maria Edna, en 1948. Il a travaillé avec Messias de Mello à la Gazette Juvenil et à la Gazette Esportiva. Il a aussi travaillé pour l'agence de publicité McCann Ericson et a influencé des générations de nouveaux dessinateurs brésiliens, entre autres Maurício de Sousa. Il a publié trois livres didactiques sur le dessin et il a exposé ses œuvres au Masp, à São Paulo qui est le plus grand musée brésilien. En Italie, il reçut le prix Caran D'Ache pour avoir consacré sa vie à l'illustration. Il est décédé sans voir terminé l'album Saga de la Terreur dont il était l’auteur et qui a été édité par la maison d’édition Martins Fontes.

Maurício de Sousa

Avec sa revue Turma da Mônica, le cartooniste Maurício de Sousa est l’auteur qui a acquis la plus grande notoriété au niveau national, il en arrive même à dépasser les ventes de Walt Disney au Brésil. Maurício est né à Saint Isabel, en 1935, il a grandi à Mogi das Cruzes, deux villes de l’Etat de São Paulo, et à l’âge de 17 ans il s’est installé dans la capitale de ce même état, où il a d’abord travaillé comme journaliste pour la chronique judiciaire du journal Folha de S. Paulo. Lorsqu’il eut enfin obtenu un espace pour sa bande Bidu et Franjinha dans le quotidien, il a quitté son premier emploi et il s’est complètement consacré aux BD. Puis il s'est marié et il a eu une fille, Mônica qui a servi d’inspiration à ses histoires qui ont eu de plus en plus de succès. Avec le temps est apparu un autre personnage, Magali qui sera aussi une réussite. Maurício se met alors à faire le portrait de ses amis d'enfance, avec Cascão, Cebolinha etc., il crée ainsi une galerie de genres tels que Penadinho, Chico Bento, O Astronauta, Nico Demo et un personnage autobiographique le petit dinosaure Horácio.

Il fait aussi du merchandising et popularise ses personnages à la TV. Il fait des films d’animation pour le cinéma, la TV et des vidéos. En 1970, la Maison d'édition Abril a édité sa première revue en exclusivité, Mônica, qui deviendra une revue à grand tirage. Ses publications sont alors transférées à la Maison d'édition Globo, où il atteint des tirages de l’ordre de plusieurs millions d'exemplaires mensuels, battant ainsi des records, dépassant même la concurrence étrangère. Pendant toutes ses années, il a toujours manifesté la volonté d’être présent à travers ses histoires dans un grand nombre de journaux au niveau national. Maurício de Sousa a gagné le prix Romano Calise à Lucca, en Italie. Aujourd'hui, ses personnages sont connus de tout le monde au Brésil, et l'ambition de Maurício est qu'ils soient connus dans le monde entier.


Ziraldo Alves Pinto


Le cartooniste et écrivain Ziraldo est né à Caratinga, dans l’Etat de Minas Gerais, en 1932. Pour mieux se consacrer à sa carrière journalistique, il s'est installé à Rio de Janeiro. Il a collaboré aux revues A Cigara et O Cruzeiro, appartenant à Assis Chateaubriand, puis il a lancé, en 1969, sa revue mensuelle, Pererê, qui eut un grand succès auprès du public. Ziraldo a créé des personnages typiquement brésiliens, comme Saci, Moacir, Geraldinho, etc. Il a cessé de produire la revue une fois qu’il eut quitté la maison d'édition pour se consacrer à des cartoons et charges. Il a créé la Supermãe et des cartoons qu’il a vendus dans le monde entier. Il a dirigé le périodique Pasquim, célèbre tabloïde d'opposition à la dictature militaire de 1964.

Dans les années 70, la Maison d'édition Abril a relancé son Pererê, cette fois sans grand succès. Ziraldo s’est alors consacré aux livres infantiles. Son oeuvre principale - le Menino Maluquinho – a été vendu à plus d’un million d'exemplaires, ce qui a amené la Maison d'édition Abril à publier une revue d'activités avec pour personnage principal ce petit garçon. Il a aussi produit un long-métrage pour le cinéma et se prépare à lancer une série télévisée. Prenant toujours pour support le Menino Maluquinho, il a lancé des disques avec des musiques. C’est avec succès qu’il exporte ses travaux à l’étranger dans le domaine du livre, de la télévision, du cinéma et de la musique.

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Première exposition internationale de la bande dessinée


Le Brésil est le premier pays au monde à avoir réalisé une exposition consacrée à la bande dessinée. Inaugurée à São Paulo le 18 juin 1951, l’exposition a compté sur la participation d’auteurs nord-américains comme Alex Raymond, Al Capp, Hal Foster et Milton Caniff qui ont envoyé des originaux de leurs œuvres.

Il ne s’agissait pas seulement d’une exposition de dessins réalisée par des dessinateurs, mais aussi d’une vision anticipée des théories de la communication de masse qui devaient apparaître une décennie plus tard : en effet, y était déjà analysée la relation entre la bande dessinée et le cinéma et la littérature (…)

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